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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 20:45

carnet

Sur la table de travail...

 

Cela a commencé un 24 février, ils sont venus, 6 auteurs, leur projet et un formateur.

Trois  semaines et demi de rendez-vous avec Jacques Deschamps (le réalisateur et formateur), de discussions, en groupe, en tête à tête, d'écriture au clavier, au stylo, de visonnages de films, d'exercices pratiques, de grands repas...

Puis les résidents sont partis 2 semaines en repérages sur les lieux de leur film. Ils sont revenus, bousculés, apaisés, régénérés, inquiets, prêts à surmonter ce qui se confirmait ou ce qui se délitait sur place.

Revenus à Lussas depuis déjà le 31 mars, remplis de leur expérience de repérages, ils ont rencontrés deux autres formateurs, venus d'ailleurs. Alain-Paul Mallard et Pierre Hanau ont passé deux jours avec les résidents et leur projet en état.

L'intensité des échanges, des questions autour des projets, les étapes de construction et de déconstruction de la réflexion, pousse à expérimenter, à se surprendre, à retourner à l'essentiel et faire grandir le projet.

Il ne reste plusqu'une semaine de travail dans des conditions ultra stimulantes avant de repartir renforcés et poursuivre seuls ce travail d'écriture.

La suite, on la connaîtra quand ils reviendront en octobre, après un printemps et un été, participer au Tënk de Lussas, cette rencontre avec les producteurs  pour présenter la version la plus aboutie de leur projet...

A suivre...

 

Quelques bribes des échanges entre formateurs et résidents:

 

"Nous ne devons pas faire de films, nous les faisons. Personne ne nous y oblige. (...) Nous ne sommes pas dans un cadre académique où il faudrait répondre à toutes les questions pour réussir".

Une des questions qui reste en suspens: comment je prends connaissance de mon travail quand je suis dans son élaboration? Cette question va me permettre  de me confronter à des questions pratiques (...)

Dans une situation donnée, il y a une transformation parmis d'autres que vous allez choisir de montrer.

Qu'est-ce qui est transformé entre le début et la fin de mon film? Qu'est-ce qui est permanent? Comment quelque chose se transforme dans quelque chose qui est permanent? Qu'est-ce qui se transforme, c'est à dire qu'est-ce qui se voit dans l'image.    La question de la transformaion et de la permanence se pose parce qu'on cherche à faire des formes autonomes, qui ne se réfèrent qu'à elles-mêmes, qui n'a pas besoin d'un texte, d'un contexte extérieur pour faire exister le film (...)

Votre texte, à cette étape de travail, doit rendre compte dès maintenant de ce que contient votre film." Pierre Hanau à la fin des deux jours de rendez-vous avec chacun des résidents.

 

Les résidents:

"J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de choses qui se sont déconstruites. Il me faut du temps pour me ressaisir des bonnes questions."

"Il y a quelque chose qui s'est débloqué. Jusque là je portais l'histoire toute seule. E là je commence enfin à me déssaisir de cette histoire personnelle. C'est l'hisoire d'une génération, et je me sens mieux par rapport à ça."

"Je me suis rendu compte qu'il fallait faire attention à ne pas se focaliser sur un dispositif et c'est la dernière fois qu'on uilise ce mot pour cette session(...)"

"J'ai une structure qui se met en place, qui n'était pas celle  à laquelle je pensais. Il y a maintenant une question qui devient plus aîgue, et à laquelle je vais me confronter."

Depuis ils sont repartis dans une phase d'écriture intense en attendant l'arrivée d'un regard tout neuf, celui d'Emmanuel Parraud, dernier lecteur de cette session.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:06

 

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Résidence d'écriture février- avril 2012, animée par Jacques Deschamps.

 

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"...Le filmeur est aussi à table et mange les visages...", Jacques Deschamps.

"...Créer un cocon d'intimité où tout rougeoie...", Jacques Deschamps.

 

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Travail autour de "l'esquisse" avec Olivier Dury.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 16:15

 

La formation s'adresse à tout auteur-réalisateur, y compris débutants. Les projets pouvant être retenus sont les documentaires de création. Ils devront donc refléter le point de vue de leur auteur. Le projet peut être présenté par un auteur-réalisateur qu’il bénéficie déjà ou non, de l'appui d'un producteur.

 

Voir "inscription en cours" à droite de l'écran.

 

 

L'individualité et le groupe

Des exercices quotidiens d’écriture et dans le même temps une expérience collective ou bien individuelle de projections puis de description de séquences ou de films documentaires (ce que je vois, ce que j’entends, ce que j’interprète), l’analyse de la matière du récit filmique et de son économie, l’appréhension de sa documentation, enfin l’apprentissage en commun de la prise en main des outils de l’image, du son, du montage, la pratique du matériel technique, ont amené les apprentis-chercheurs, dans la voie et dans le style qui leur sont absolument propre, à trouver réponse à cette question : 

-  à quoi peut-on croire, qu’est-ce qui est vrai ? 

Autrement dit : comment faire que par  la mise en scène de la réalité que j’ai à filmer au moment où je la filme, tout semble se dérouler de la manière la plus plausible du monde en même temps que cette vie filmée de tous les jours sache composer, afin que tout se réponde et prenne valeur de signes  ?   Ou encore : ne plus discerner l’imaginaire discret du vécu.

C’est évidemment sinon le problème du moins la question du documentaire.


Le croquis filmé 


En conséquence, la proposition de la réalisation d’un croquis filmé en relation avec le projet initial (petit film tourné, monté) est cette étape où chacun prend conscience de cette question : A quoi peut-on croire, qu’est-ce qui est vrai ?  Où chacun peut donc réfléchir purement sa situation, dans le projet qui l’occupe et ainsi en réordonner les données anciennes.

(Une projection en commun de ces petits films personnels, au centre du temps de l’atelier d’écriture permet d’oublier, de recommencer, de penser, de parler ensemble aussi : sans confidence et sans circonspection de se dire et de se redire ce qui ne va pas encore ).

 

 

Comment passer de la permanence illusoire d’un sujet à son abandon provisoire pour écrire ?

 


Lente transmutation du sujet : rejeter, modifier, modeler, revenir … Il y a sûrement un mauvais dieu qui contraint chacun d’entre nous à ne pas oublier ce faux dieu, celui qui nous fait éprouver l’idée d’un sujet initial et préalable à traiter. En même temps « ce besoin » d’une illusion de permanence » crée à son tour un besoin réel de structure et de forme… et dès lors, après l’exercice du croquis filmé, les sujets que nous convoquons ne sont plus des opinions, des sentiments, des prétextes, etc. mais des images promptes à vivre. Et dès lors (à nouveau) elles affluent : pourtant elles ne sont pas encore vraies. Les vraies viennent après : les vraies  ce sont celles qui arrivent au moment où l’on peut se dire à la fois « si peu de choses ont changé que tout redeviendra comme avant »  mais aussi « comme le temps à passé, elles ne redeviendront jamais comme avant, après qu’elles ont changé » . Et ces «  images là » que nous avons cherchées, tout à coup se fondent si intimement dans l’essence du récit à mener, qu’elles nous indiquent : c’est maintenant le moment d’écrire.

 

 

Marianne Frichaux


D'autres articles du blog sur La résidence d'écriture



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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 18:30

 

Marie-Elise Beyne, Eva Munyiri, Yves Bourgeay, Thomas Riera, Pierre Linguanotto et Vincent Baujon terminent la deuxième session de leur résidence d'écriture à Lussas.


Accompagnés par Jacques Deschamps et Marianne Fricheau, deux lecteurs, François-Xavier Drouet et Jean Breschand, sont intervenus ponctuellement sur leur projet de films.


Voir un article sur la résidence d'écriture

        un autre article


Pour penser son film en construction, Thomas Riera a dessiné sur les murs de la résidence une cartographie de son projet de film.

 

 

thomas

 

  Marianne Fricheau nous a montré une carte réalisée pour le tournage de la scène de l'avion, avec Gary Grant, dans La mort aux trousses (North by northwest), d'A. Hitchcock.


hitchmap

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 12:11

L’atelier de réalisation est un moment dans le travail personnel où l’on se détache du questionnement du projet pour aller aux fondamentaux avant de retourner aux questions d’écritures du film. La résidence d'écriture est un moment dans l’histoire d’un projet, une étape d’écriture vers sa mise en production.

L’écriture du projet est travaillée dans un aller-retour entre production individuelle de textes, exercices filmiques et séances de travail collectif. La formation se déroule sur deux sessions de 15 jours entrecoupées de trois semaines de repérages.



On imagine une retraite solitaire, le silence, une maison. Or, les «résidents » embarquent ensemble, sur un radeau fragile mais jour après jour, plus résistant, d'être à la fois porteur du film de chacun et de celui des autres. Quant à l'écriture...elle s'apparente à ce travail de transcription par lequel le dormeur s'efforce, au sortir de la nuit, de retenir l’éblouissement de son rêve. Dans un premier temps, l'exercice s'avère toujours décevant, impuissant à rendre compte de la perfection d'une forme qui résiste à l'énoncé comme au rêveur lui-même. Mais peu à peu, du rêve rendu au langage, quelque chose apparaît que l'on reconnaît pour sien et que l'on ne savait pas. Le travail de la résidence s'efforce d'aider à ce que le film-rêve trouve dans le langage (cinématographique) la forme juste qui le relie aux autres. Cette forme apparaît peu à peu. Elle se construit dans le regard des autres « passagers », dans les films que l'on voit chaque jour pour tenter de déchiffrer comment d'autres ont fait pour donner forme. Elle se construit à partir de l'écoute vigilante de passeurs-réalisateurs - J. Deschamps, P.Hanau, AP.Mallard, MP.Muller, E.Parraud, C.Vargaftig pour ne citer qu'eux, qui engagent sans réserve leur propre questionnement dans la quête de ceux qui sont là. Après, tout reste à faire.

Chantal Steinberg


Exercice d'intention d'après photos:
Dans un ensemble de photos, faire le choix de 3 et 6 d’entre elles. Le choix de ces photos – comme leur agencement en une séquence – constitue une image de votre projet : un support visuel pour en élaborer la note d’intention. Ce sont donc des images réflexives. Qu’est ce qui fait lien entre ces photos, qu’est ce qui nous conduit l’une à l’autre, quels sont les manques, quelle photo finalement retireriez ou déplaceriez-vous dans cette séquence ? Vous exposerez à l’oral l’intention qui soutient vos choix. Un autre participant de la résidence prendra note de votre exposé. Ces notes constitueront une base de travail pour l’écriture de votre note d’intention.












Proposition de Marie Famulicki Link



Une centaine de projets développés en formation à ardèche Images depuis 1997 ont été produits.
Vous pouvez consulter une liste des films réalisés après une résidence entre 1997 et 2004 : link



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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 12:01
Du 9 février au 4 mars et du 1 avril au 20 avril
intervenants : Pierre Hanau, Olivier Dury, Anne Beraud, Marianne Fricheau


Cette formation à l'écriture documentaire se déroule en 2 périodes de 20 jours et au milieu une période de repérages.Si « l’écriture » se fait dans la solitude, le cinéma se fait toujours à plusieurs...

• Un lieu, Lussas, le village-documentaire, au coeur de l’Ardèche
• Un temps, celui de la réflexion, du cinéma, de l’écriture
• Et un groupe de six personnes en quête de leur film, accompagnées de plusieurs professionnels : un formateur principal (auteur-réalisateur), un réalisateur qui propose un exercice de réalisation à partir des questions d'écriture en jeu,deux lecteurs (auteurs réalisateurs, monteurs, scénaristes, etc.) viennent animer des entretiens individuels à partir d’une lecture approfondie des projets après repérages.

Comment passer d'une idée à un projet de film, d'un film rêvé à un film en devenir ? Depuis 15 ans, cette formation propose à des auteurs, souvent au commencement de leur démarche de réalisation, d'identifier par le travail d'écriture, les questions qui leur permettront de trouver la forme de leur film.
Le travail en résidence se fonde sur des allers et retours permanents : entre production individuelle et séances de travail collectif autour de chacun des projets ; travaux textuels et exercices filmiques ; repérages et séjour à Lussas. L’écriture y est envisagée en tant qu’elle est un outil, et non une finalité rédactionnelle. La réflexion est soutenue par des séances quotidiennes de visionnage critique de films et l’intervention de lecteurs extérieurs en cours de résidence.
















Le témoignage d'une participante.
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Les Expériences Pédagogiques