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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:00

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  Autour de Largentière, à l'ombre de la mine, sur les bords de routes, un paysage se dessine à partir de ce qui n'est plus...On récupère, fabrique, rafistole, pour sonder au présent ce que nous arpentons…

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:18

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cherche ses traces, sur les lieux où le présent prend ses marques....

Jacques Deschamps suit cette affaire de près, et les étudiants poursuivront leur film au montage avec Agnès Bruckert pendant presque 4 semaines, pour qu'un film naisse comme un territoire sur une carte.

À poursuivre....

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 15:50

 

 

master class 15eme promo151-copie-1

TariqTeguia142

 

Tariq Teguia vient pour la première fois en hiver à Lussas. Il pleut. Lundi matin pas de boulangerie, il est trop tard, les cafés du village sont fermés. Il faut prendre la voiture jusqu'au prochain village, commerces fermés. La faim passe. Première fois qu'il intervient à l'école documentaire. Il sera là pour 5 jours, une master class avec les étudiants en réalisation.

Il parlera de ses films, ils parleront de leur film.

 

Intensité, nécessité, vitalité. il nous parle de son expérience. Résister pour ne rien lâcher, pour que le film se fasse jusqu'au bout, sans concession aucune, le film.

 

"Les films, vous avez compris,

il ne faut pas les rêver,

il faut les faire!"

 

 

"Il faut être sismique. Capter tout ce qui se passe autour, sur le tournage, avant , après... Il faut essayer de se brancher avec le monde. Il n'y a pas de formule."


"Ne pas accepter la simplification "fait court".

Résister au "log line", au résumé du résumé."

 

 

"N'ayez jamais l'impression de faire le film de quelqu'un d'autre, d'où la nécessité d'un savoir technique minimal, de savoir de quoi est faite une image.

Il faut que ce soit  VOS images, VOS sons, VOTRE rythme."

 

Aucun plan n'est donné, tout est bataille.

 

 

"A propos d'Inland, comment rendre compte de cet après-guerre en Algérie?

Je me suis déplacé, je suis allé voir.

Rouler, regarder, discuter avec les gens.

Qu'est-ce qui se joue là, à ce moment là, dans ces espaces?

Par arpentages se construisent les repérages, les prises de note, les cartographies."

 

"La liberté ça coûte cher. On la paie un jour ou l'autre...la santé, les amis...."

 

"Résister à ce conditionnement dans une époque qui ne reconnaît que le marché, qui ne reconnaît que les choses et leur prix.

Il faudra être très subtil, très fort!

Il faut inventer son système."

 

 


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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:56

derushBD+etud light

                       Séance de derushage avec les étudiants et Benoit Dervaux - 


"Dans la Devinière, il n'y a pas de paroles, c'est le sous-texte qui m'intéresse, la parole qu'il y a derrière les mots." B.D.

 

Alors que l'hiver ne vient pas, Benoît a traversé une partie de la Belgique puis de la France pour accompagner les premiers petits films que les étudiants réalisent avant le film collectif et leur film de fin d'études. Filmer la parole, c'est le mot d'ordre, à déjouer, à interpréter...Etre à l'écoute de l'autre pour donner à voir. Prendre les risques d'aller vers un langage, un univers qui ne nous ressemble pas. Expérimenter l'alérité, entre l'autre et le moi, il y a à mi-chemin le film. Une tentative d'aller à la rencontre avec ses façons de voir. Mais ce n'est pas si facile...


- quelques mots sur la rencontre 

 

 

-...sur la parole

 

 

-..sur la présence

 

 

- anecdote de tournage sur Gigi, Monica et Bianca

 

 


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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:28

Bande-annonce - GAZA from ecole documentaire on Vimeo réalisée par Pierre Tonachella

 

 

 

 

 

 

 

Bande-annonce - LE DEVOIR from ecole documentaire on Vimeo réalisée par Rémi Jennequin

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 22:22

 

Les étudiants du master ont suivi un atelier de réalisation dans un laboratoire artisanal de cinéma (l’Atelier MTK, avec Etienne Caire). Tournage, développement, tirage contact & optique, en 16mm. Voici ce qu’ils disent de cette expérience :

 

 

16:3

 

 


Damien Pelletier-Brun


"Contrôler la précision. Être moi-même un instrument de précision". (Bresson)

 

Le 16mm constitue une histoire de l’artisanat en cour d'industrialisation ou l'arrière boutique du forain : tour à métaux + machine à coudre + bain de chimiste + tour à potier = image + mouvement + mains. Les doux ronflements, bruissements et vrombissements des machines rassurent l'oreille quant au bon déroulement de la pellicule dans l'appareil loin du silence électrique qui oscille dans les circuits imprimés.

 

 16:2


Justine Okolodkoff 


Seize millimètres. Seize micromètres. Microsecondes. Tu découpes mais autrement. Tu regardes autrement: le cadre est petit, il fait trop noir. Allume la lumière. Ouvre la lumière en fait. Seize secondes. T'as pas le temps de filmer tout ce que tu voudrais: les textures, les détails, les petites traces, les cuticules, la pupille qui change de taille. Ce sera une action, un geste, une mise en scène pas vraiment préméditée. Alors met toi là, voilà: la lumière est pas mal. T'enregistres, t'as dix secondes, seize micro grains de sable. Ça ne veut pas dire grand chose mais tu peux te laisser porter par le bruit, le bzzz de la caméra. Flash. Back. Ça rappelle des souvenirs qui ne sont sûrement pas les tiens. C'est précieux là l'image. Et si j'avais mal mis l'organisme dans la caméra, et si ça marchait pas. Noir. Noir. Blanc. Faut que ça marche. Question...d'efforts? Seize millimètres, regarde plus fort. A un mètre cinquante. temps, distance réglementés. Portrait. Tu voudrais bien faire le portrait de la pierre, des murs en béton.

 

Non. Une personne, des grimaces. Pas la texture de tes habitudes de maniaque. Le mouvement pas la texture pixo-millimétrée, chiadée, dématérialisée. La texture des bacs à produits. Noir. Noir. Blanc-lumière. Image. Je sors, tu sors, on sort la bobine. C'est plus précieux que le fil. Tu peux pas tout emmêler et couper dans le tas par flemme. Tu y vas lentement. Seize micro-secondes d'éternité pour débobiner, rembobiner. Tu sens la matière que tu connais un peu. La pellicule c'est de la matière bâtarde: plastoque qui glisse, vitre, colle, surface lisse, résistance. Tu fais gaffe aux encoches. En bas. Les bacs. Des températures différentes que tu réalises mieux dans le noir complet. Et les voix des autres, leurs mains, leurs mains-voix.

 

A un moment, ça y est: les petites formes apparaissent. Négativement. Ça veut dire que tu ne vois rien encore. Du suspense dans ta maniaquerie. Tu vois les images. C'est une histoire, c'est l'histoire des mains passées dans les bacs, des mains dans le noir. Et tu joues avec la surface de la pellicule, fais admettre son jeu de surmatérialité. Et la maniaquerie reprend. Ce que tu n'as pas pu faire au moment de saisir l'image, tu le fais maintenant. Jouer à révéler, à dévoyer la lumière ou à casser l'image en deux. Tu diffractes, tu détraques la matière. Mettre des veines, des nervures, des fuseaux d'irrigation partout sur le noir. Noir. Noir. Blanc.

 


Seize millimètres.

Seize micro secondes.

J'ai eu le temps d'être

Le doigt sur la gachette du réel, un quart de seconde.

Mais y a matière... Matière à parler, matière à jouer, matière à rêver, matière à toucher.

Alors je retournerais bien du côté de la patience pour boucler le réel en matières premières.

 

 

Ils se sont filmés entre eux, dans un principe d’altéro-portraits.

 

Marine Jolivet 


Les 5 sens. Filmer un peu à l'aveugle aux bruits de la pellicule qui défile en se rendant davantage compte du temps qui s'écoule. Se faire les muscles des bras et des épaules en tenant maladroitement les vieilles caméras. Toucher et manipuler l'objet caméra dans l'obscurité de la chambre noire pour développer le négatif. Etre déstabilisé par l'odeur aigre-douce du chimique liquide révélateur. La pause midi et le goût du repas partagé à l'ombre de l'arbre. Voir et revoir les photogrammes qui se succèdent pour révéler nos propres images, donnant l'étrange sensation de nous visionner nous-même dans un film des années 50.

 

Photos : Vincent Sorrel

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:18

Depuis l'année dernière, un partenariat avec Images en Bibliothèques - organisateur du Mois du film documentaire - s'est crée avec l'Ecole documentaire. En effet, lorsque l'année universitaire se termine à la fin du mois de juin, elle n'est pas tout à fait finie. Bien au contraire...

Commence au mois de juillet, ce qui tend à devenir un rituel estival depuis l'année 2013, la réalisation des bandes-annonces. Au départ la commande était simple, "un geste documentaire", "une durée courte", un court film qui donne envie de voir des films...

Ce sont les premiers films que réalisent les anciens étudiants-nouveaux sortis...qui reviendront en octobre pour le TËNK (rencontre avec des producteurs) et clore l'année du master, en se propulsant dans la vie professionnelle.

Aussi, les étudiants qui le souhaitent, restent le mois de juillet pour travailler sur ces petits films, avec souvent un sentiment de légèreté, et un fort désir d'expérimenter. Un ou une intervenant(e) - l'année dernière Sacha Abaturov, cette année Cécile Martinaud, tous deux anciens étudiants du Master - les accompagne dans la réalisation, et suit de près les allers et retours très denses entre le tournage et le montage avec entre autres de nombreuses projections collectives de travail en salle.

Cet atelier collectif, se poursuivra, nous l'espérons l'année prochaine, même si les contraintes de durée sont de plus en plus exigeantes pour  pouvoir être diffusée en salle ou sur les petits écrans...

 

Vous pouvez voir l'intégralité des bandes-annonces réalisées ICI

 

 

Bande-annonce - LAMPIONS from ecole documentaire on Vimeo.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:44

 

 

P1070053.JPG

Pendant la projection du film de Pascal Hamant - De l'autre côté -

 

Un crocodile pour dire l’inquiétude d’être au monde, le lancement d’une caravane des possibles, un atelier d’artiste à Kiev, une usine tel un navire,  faire de la bicyclette pour ne pas tomber… les 12 courts métrages documentaires, présentés le 26 juin dernier au cinéma de Lussas ne diffèrent pas seulement par leurs sujets mais aussi  et surtout par leur forme, leur approche cinématographique  distincte et singulière  de la « réalité ».  Tous pourtant, ont été réalisés  dans le même cadre. Ce sont les  travaux de fin d’études de la 14ème promotion des étudiants  en réalisation du Master2 documentaire de création mis en place par l’ Université Stendhal de Grenoble 3 et l’école documentaire de l’association Ardèche Images. Au terme  de 2 mois d’enseignement  à Grenoble puis huit mois dans le village  « documentaire » de Lussas »  passés à questionner leur point de vue sur le monde et tenter de le restituer par les moyens  du cinéma, les 12 étudiants venus d’un peu partout de France et d’ailleurs présentent un film  d’une vingtaine de minutes qui se veut un essai documentaire et l’expression de leur tentative.

Cette formation placée sous le signe de l’expérimentation, de la confrontation permanente des points de vue et … d’une certaine urgence, accorde deux mois à la réalisation de ce Film de fin d’ études.  Un mois pour écrire et tourner  un autre pour le montage. Les étudiants travaillent ensemble sur les films des uns les autres et sont accompagnés à  toutes les étapes par des cinéastes et monteurs chevronnés choisis pour leur grandes qualités artistiques et leur engagement  pédagogique. A l’exception des contraintes de temps et de lieux de tournage ( parfois transgressés, d’ailleurs) les étudiants sont entièrement libres de  choisir quel film ils vont tenter de faire. Mais ces films qui seront à nouveau  présentés  dans le cadre des prochains Etats Généraux  de Lussas puis dans les festivals qui les auront sélectionnés, ne sont qu’une entrée en matière aux possibilités professionnelles offertes par la formation.

C’est ainsi qu’un travail d’écriture de projet se déroule tout au long de l’année pour élaborer «  le film d’après ». Celui qui sera présenté à une quinzaine de producteurs en octobre prochain et pourra être intégré à la collection Primavera.  Dans  un contexte particulièrement  difficile pour les jeunes auteurs, ce dispositif permet  d’assurer la mise en production d’une dizaine de premiers films par an issus du Master mais aussi des autres formations proposées par l’ École Documentaire.

Pour l’heure la 14ème promotion qui  a formé un groupe particulièrement uni, se retrouve presque au complet à Lussas  - qu’elle a beaucoup de mal à quitter - pour réaliser  durant l’été, à l’invitation de l’association ‘ Images en Bibliothèque’ les films bandes annonces du prochain mois du Documentaire. A voir en novembre prochain donc, sur tous les petits et grands écrans.

C.S.

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 18:34

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:06

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Depuis le 6 janvier 2014, avec l'arrivée d'Emmanuel Parraud, réalisateur et intervenant, le film se cherche, s'invente, se construit. Après un mois de travail, de débats, de repérages et de tournages, Agnès Bruckert, monteuse est arrivée pour prendre le relais au montage jusqu'au 8 mars. Trois semaines de montage où le film commence à émerger, moments de tension et de réinvention...

Le soir de la projection arrive à grand pas, les exports se terminent 1 minute avant la projection et tous ensemble, personnages du film, étudiants, villageois, anciens étudiants, résidents... découvrent pour la première fois le film...qui s'intitule désormais "PASSÉS COMPOSÉS". Ce film explore les failles du présent pour faire remonter à la surface des parties de l'histoire trop bien cachées ou trop bien montrées. Il met en résonnance deux lieux, deux temps.  Le Teil et son usine Lafarge, industrie chargée d'histoire, une histoire bricolée, parfois poussiéreuse et oubliée, et le chantier de restitution de la grotte Chauvet, où ce qui n'aurait jamais dû être montré, ces peintures de plus de 36000 ans,  met en branle une industrie du tout visible. Et au milieu de tout cela, comment chacun s'arrange avec ces passés à composer?

 Affiche: Artem Luchenko

 

 

 

 


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Les Expériences Pédagogiques