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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:00

 

"La mémoire n'est pourtant pas opposé à l'oubli. Le processus de la mémoire est un processus permanent d'élimnation. De la même manière pour faire une image, il faut cacher.

Pour montrer je cache."

 

 

"En Israël tous les jeunes de 18 à 21 ans sont à l'armée. Moi je n'y vais pas. C'est un choix politique, je deviens spectateur. Cet engagement a quelque chose à voir avec le documentaire. J'arrive à Paris à 21 ans. 6 mois apr!s je décide d'écrire mon 1er film."

"(...) Moi israëlien je décide de me tourner vers l'autre, donc  les palestiniens. Je décide de leur donner la parole, à ceux qui n'ont pas le pouvoir. J'ai tourné en pellicule avec la chef op Nurith Aviv. Ce sont de très belles images. "La pauvreté c'est très beau". Mais qu'est-ce qui plaît tant dans la mise en scène de ce qui est pauvre? "(...) Où est-ce qu'il y a une rencontre pour un projet à la fois esthétique et politique sans hiérarchie. De là...essayer de définir le documentaire...(...)"

"Mon premier film, Aqabat Jaber, la vie de passage se tourne vers les réfugiés palestiniens. Mon 2ème film Izkor, les esclaves de la mémoire retourne la caméra sur ceux qui ont fabriqué les réfugiés palestiniens.

(...)

 

P1060274

Capture d'image du film Aqabat Jaber, la vie de passage.

 

"Comment est-ce possible que des gens qui ont tellement souffert dans leur histoire peuvent-ils faire souffrir les autres? Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête?

Ils obéissent pleinement aux ordres donnés.

Ils peuvent faire souffrir les autres, parce qu'on leur a enseigné qu'ils ont tellement souffert.

La mémoire est à double tranchant. Elle est certes un vaccin. Il faut se souvenir de la Guerre mondiale  pour ne pas commettre à nouveau l'horreur. Or tous les crimes individuels ou collectifs se font à travers la mémoire." Elle légitime le passage à l'acte.

"Quand tout le monde est victime, il n'y a plus de victimes. Quand tout le monde est coupable, il n'y a plus de coupables"

 

 

P1060263

Montage d'images réalisé par Eyal Sivan, capture d'écran.

 

 

Trois jours pleins, trois jours de récits de sa pratique cinématographique, de sa pensée, de ses formes. Des discussions et des extraits de films, des anlyses d'images, des images à partir d'images. Travailler avec le cinéma pour mettre en oeuvre la question de la mémoire, ou plutôt celle de l'oubli. L'hisoire se met au travail car il inclut celui qui regarde au présent.

Ses films expérimentent le processus de ré-vélation, de "ré-vision". Voir de nouveau, faire émerger à partir de ce qui a eu lieu, de ce qui existe déjà. Faire de ce qui est là-bas une question qui nous concerne ici. Faire de ce qui a été, une question qui nous appartiendra encore.

"Le documentaire ancré dans le présent devient anticipatif".

 

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Published by école documentaire de Lussas - dans Master2 Réalisation
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